Dalpé-Desbiens (1987-1988)


Production maison


Description

Comme un vent chaud venu du nord, Dalpé et Desbiens soufflent une poésie fougueuse et enivrante aux rythmes d’une création musicale de Sylvain Lavoie.
Une poésie faite de mots qui crient, qui crachent et qui suent la réalité du quotidien…Des mots blessés, parfois blessants, voire violents mais toujours pertinents…Des mots qui essaient de se défaire d’une ville minière trop accaparante…Des mots qui tentent de se libérer et tendent vers tendresse de plus en plus grande comme un dernier espoir ou comme ‘’un dernier poème d’amour’’.

Représentation à Sudbury
28 octobre 1987

Tournées
Hiver et printemps 1988 : Montréal et Toronto

Nombre de représentations 5


Équipe artistique

  • Auteurs
    • Jean Marc Dalpé
    • Patrice Desbiens
  • Distribution
    • Jean Marc Dalpé
    • Patrice Desbiens
  • Accompagnement musical
    • Sylvain Lavoie
Une production du

Leur talent de showmen est l’égal de leur talent d’écrivain. La poésie tendre et dure comme du cuir noir. Leur spectacle étonnera.

Normand Renaud, L'Orignal Déchaîné

Les poètes Patrice Desbiens et Jean-Marc Dalpé apprêteront à la sauce électrique leur poésie urbaine et décadente, batterie et guitares à l’appui. Jamais les images de l’univers franco-ontarien ne nous frapperont avec autant de force.

L’Orignal Déchaîné, 19 octobre 1987

Une poésie percutante, une parole à la fois savoureuse et âpre que les poètes mâchent, remâchent et re-remâchent, qu’ils crient et qu’ils braillent, qu’ils bercent et caresse sur du rock broyé au synthétiseur par Sylvain Lavoie.
Jean-Marc Dalpé et Patrice Desbiens ont débuté le spectacle avec un art sans équivoque, sur lequel on ne lève le nez que pour ne pas respirer l’odeur qu’on dégage soi-même. Ils ont craché des mots percutants, d’un sombre réalisme, des mots offensants, gras, nauséabonds, qui ont fait ce qu’ils avaient à faire : choquer les précieux, éveiller les récupérables, rassurer les éprouvés. Ils ont dépeint la faune du « Coulson » ; ils ont rappelé ces mines qui tuent, ils ont décrit cet amour qui s’éteint avec les phrases ; ils ont montré les contradictions, les illusions de New York. Dans une langue forte, chargée de la richesse des jeux de langue, de mots de Desbiens (une sainte colère, enceinte) et des envolées de Dalpé. Pourtant, « fuck la poésie », disaient paradoxalement les poètes, après avoir bien dit des choses. Comme pour rire d’eux-mêmes, comme pour s’approcher du poète qui ne sait pas qu’il l’est, de celui dont on parle, comme pour se rassurer que tous ces messages n’étaient pas que poésie. « Fuck la poésie » aussi, cette musique (de Sylvain Lavoie) qui ne berçait pas les mots mais les portaient, noblement.

Simon Laflamme, Le Nouvel Ontarien, 6 novembre 1987

…ils ont donné du muscle à leurs textes en les amenant su scène. La poésie s’est travestie en chansons sans mélodies, où les rythmes anguleux des synthétiseurs de Sylvain Lavoie et de la batterie électronique amplifiaient les rythmes sinueux des textes des poètes. 

Normand Renaud, L’Orignal Déchaîné, 16 novembre 1987

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