
Catherine Levasseur-Terrien
Amélie Poulain a gâché ma vie amoureuse
Biographie
Catherine Levasseur-Terrien est née à Ottawa en 1984 et réside à Hull. Elle est titulaire d’un baccalauréat en arts visuels de l’Université d’Ottawa. Elle écrit de la poésie et du théâtre. Son premier recueil de poésie, Les benché•es suivi de copyright de la douleur, a été publié aux éditions Hurlantes en février 2025. Pour cette édition de la Cellule d’écritures, Catherine travaillera avec la conseillère dramaturgique Miriam Cusson.
Le projet
Amélie Poulain a gâché ma vie amoureuse se veut à l’origine une exploration sur la rhétorique de la séduction toxique.
Prenant comme assise l’archétype de Boule de suif, ce texte aborde les notions de carnosexisme, de don de soi et d’amour sacrificiel.
Mettant en scène deux personnages issus d’un site de rencontre, leurs convictions morales et politiques sont diamétralement opposées. Dans des argumentations textos sardoniques se révèle une relation où plaire rime avec danger.

ER Simbagoye
Un besoin grandit en moi; renouer avec ma culture
Biographie
ER (il/iel) est artiste burundais. Présentement, iel apprend à aborder l’art collectif sous de nouvelles perspectives en tant que Coordonnateur de la mobilisation communautaire à Myths and Mirrors Community Arts (Sudbury, ON). Son parcours s’est principalement développé à travers des projets collaboratifs en théâtre (YES Theatre, Théâtre du Nouvel-Ontario, Créations In Vivo). Ses centres d’intérêt englobent la performance, le théâtre, les productions musicales, l’écriture, la programmation artistique communautaire et, de manière sporadique, le clown. Ce dernier agit comme un processus de guérison, axé sur la vulnérabilité tout en inspirant une certaine libération. Il tâchera d’utiliser cela comme guide, au sein de cette prochaine Cellule d’écritures.
Le projet
Un besoin grandit en moi; renouer avec ma culture. Il y en a qui connaissent les tambours royaux du Burundi; spectaculaires, mais il y en a moins qui s’y connaissent en Inanga; envoutant. Cette cithare est généralement utilisée par une personne solo, qui raconte des évènements historiques, politiques et personnels. La chose qui fascine le plus là-dedans, c’est que sa voix se fait entendre en chuchotant. Dis de même c’est difficile à expliquer, mais cette qualité de voix, elle captive, elle vibre avec l’instrument et ensemble ils relâchent des sonorités chaudes qui résonnent. La chanson perce l’esprit de l’auditeur et l’hypnotise.
L’art du storytelling et l’histoire orale sont des parties fondamentales de la culture burundaise, le fait de prendre la parole devient un élément très important et protocolaire. Je me mets au défi de mettre en voix de courts textes partant de thèmes à explorer (identité, sens de responsabilité, secrets de famille, queerness, etc).

Kariane Lachance
Les arbres (pourquoi planter des arbres quand on peut éteindre des feux à la place ?)
Biographie
Kariane Lachance est une artiste pluridisciplinaire, queer et neuroatypique qui œuvre dans le domaine théâtral professionnel franco-ontarien depuis 2012. Nomade du Nord de l’Ontario, elle passe son temps entre Hearst, Sudbury, Ottawa et Montréal, selon ses projets. Son écriture, grandement inspirée par le réaliste magique, plonge dans la réalité des gens marginaliser des milieux ruraux.
Kariane est diplômée d’un baccalauréat en théâtre et en arts visuels à l’Université d’Ottawa en 2016 ainsi que d’une maitrise en mise en scène au sein du même établissement en 2019. En 2023, elle participe au programme de résidence indépendante, volet mise en scène/ Création et production de l’École National de Théâtre du Canada. Doctorante dans le programme d’études et pratiques des arts de l’UQAM, Kariane s’intéresse aux particularités de l’écriture neuroatypique et comment mieux travailler avec d’autres artistes vivant avec des troubles d’apprentissage.
Depuis 2018, elle est directrice artistique du Théâtre Mauve Sapin, compagnie qu’elle a fondée à Hearst qui se spécialise dans la création de spectacles intimes conçus pour être joués dans des lieux théâtraux non conventionnels.
En octobre 2019, elle signe le texte et la mise en scène et le texte du spectacle Pattes en aiguille, produit par Théâtre Mauve Sapin et présenté au Théâtre du Nouvel-Ontario (Sudbury) ainsi qu’à la Place des Arts de Hearst. En décembre 2020, elle cosigne le texte et la mise en scène de Fumée Lourde présenté à la Place des Arts de Hearst avec l’appui du Centre d’archive de la grande zone argileuse. En septembre 2021 et en mai 2022, Kariane participe à deux laboratoires de création du texte de danse-théâtre Coincé dans immensité qui deviendra Maison pas de porte. Son premier texte jeune public, Mamuche, a fait partie de la programmation du Conseil des Arts de Hearst et du Théâtre du Nouvel-Ontario pour la saison 2023-2024 et a joué dans plus de 15 villes de l’Ontario. En 2026 sont texte de théâtre Maison pas de porte fait partie de la programmation du festival de mise en lecture le Jamais Lu à Montréal.
Le projet
Les arbres (pourquoi planter des arbres quand on peut éteindre des feux à la place ?) est un texte qui explore le monde du plantage d’arbre et de l’industrie forestière à travers les yeux de quatre personnages féminins qui n’ont pas le même attachement au territoire.
Dans cet univers de réalisme magique, on voit évoluer Laurence, un crow boss du camp de plantage, obsédé par l’argent et la performance. Il y a aussi Jaz, une planteuse d’arbre de longue date, qui se désillusionne de jour en jour. Elle ne croit plus qu’elle peut faire une différence, ce qui la pousse à se sauver vers le BC pour tenter d’éteindre les milliers d’arbres qu’elle a plantés dans les huit dernières années.
Elle laisse derrière elle, dans le fin fond des bois, sa blonde Émilie qui, elle, croit pouvoir payer ses dettes grâce aux arbres. Par contre, c’est plutôt grâce à la tourbière, qui semblait être un lieu dangereux, qu’elle réussira à trouver sa seule sortie de secours pour trouver la paix. Pour finir, il y a Juliette, la cuisinière du camp qui devient la confidente de toute l’équipe… et de la tourbière.